Sébastien Castella

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CASTELLA REÇOIT LE XXEME TROPHEE DISTINCTION DE L’ATENEO MERCANTIL AU TRIOMPHATEUR DE LA SAISON A VALENCIA

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Sébastien Castella a reçu le XXème Trophée Distinction décerné par le Cénacle Taurin de l’Ateneo Mercantil de Valencia au triomphateur de la saison aux arènes de Xátiva.

Le matador a été reçu par le consul de France à Valencia, Pablo Broseta, ainsi que par des nombreux aficionados et journalistes, et il a signé le Livre d’Or de l’entité présidée par Carmen de Rosa.

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Après la remise du prix, un tableau peint par López Canito, Castella a prononcé les mots qui suivent :

Je suis très reconnaissant d’être ici ce soir pour recevoir le prix au triomphateur de la saison de Valencia. Et c’est notamment un honneur qu’une institution comme l’Ateneo Mercantil se dévoue à la tauromachie. Pour deux raisons : parce qu’un ateneo est un centre de culture, et parce que le mot « mercantil », qui nous est souvent difficile d’associer à l’art, est pour la tauromachie un axe essentiel.

Cette semaine j’ai lu avec attention le manifeste de l’Union Taurine de la Communauté valencienne. Ses chiffres sont clairs et tranchants : environ 140 millions d’euros de TVA, 200 mil emplois, un demi-million d’animaux de combat et des hectares pour une valeur de 1 800 millions d’euros. Des tels chiffres démantèlent le mythe des subventions.

Malgré tout, les professionnels et les aficionados de la tauromachie continuons d’être des citoyens de seconde classe, et sommes poursuivis par un courant politique qui se dit animaliste mais au fond ne poursuit qu’en finir avec la liberté.

Dans cette région les gens savent bien ce qu’est de se sentir poursuivi : la dernière preuve a été le boycott de la fête du taureau aux cornes boulées d’Olocau, à Castellon. Et il ne s’agit pas d’une question de certains politiciens ou de certains partis ou de certains spectacles : le taureau et ce qui l’entoure est une monnaie d’échange, et nous professionnels et aficionados, devons faire un pas en avant pour arriver, tout comme en France, à blinder la tauromachie.

Veuillez m’excuser de ne pas parler aujourd’hui de mes deux grandes portes de cette saison, de ces deux après-midis de triomphe qui m’ont fait être ici ce soir devant vous. Mais si je parle de liberté est parce que l’exercer et le seul moyen d’avoir beaucoup d’autres soirs comme celui-ci.